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Utilisation De La CalciteQuestions/réponses issues de la liste spéléo concernant l’exploitation de la calcite trouvée dans les cavités souterraines. « Dans une grotte de Java, nous sommes tombés sur de gros travaux de désob. dans un “filon” (je sais pas si c’est le mot) de cristaux de calcite blanche… des travaux très anciens, datant apparemment du temps des Hollandais. A priori ça n’a pas de valeur marchande comme “bijoux” et je me demandais quel aurait pu être l’intérêt d’une telle entreprise.. Quel autre usage pourrait-il en être fait ?
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Je serais étonné que certaines utilisation (bien réelles) qu’évoque MW concernent de la calcite dés que les besoins sont industriels, le coût serait trop élevé et les ressources trop limitées, ce ne pourrait être qu’anecdotique. Par exemple comme fondant en métallurgie du fer, il y avait de grandes carrières de calcaire en Lorraine pour cet usage. Dans l’agroalimentaire, les bettraviers picards utilisent de la craie, souvent assez pure d’ailleurs. Craie dont on faisait aussi le “blanc de Meudon” (c’est pas du pinard, les producteur de la région, trop habitués à faire du vin de mauvaise qualité que le marché parisien absorbait, ont rapidement disparus avec le développement du chemin de fer face aux vinasses du sud de la France, elle mêmes ensuite concurrencées par les vinasses d’Algérie, même que la troupe a tiré sur nos viticulteurs en colère). Pour le carbonate de sodium je ne pense pas qu’on ai jamais eu besoin de calcite, on utilise un lait de chaux produit avec la chaux provenant de la calcination du calcaire. Pour la papeterie, le calcaire utilisé est fabriqué par l’industrie à partir de lait de chaux, parfois issu du carbonate de sodium naturel! et comme l’argile est aussi utilisée comme charge pour le papier des calcaires argileux doivent bien convenir. Quant au calcaire pur : «Le carbonate de calcium précipité est concurrencé par le calcaire pur finement broyé dont la production mondiale est de 9 millions de t en 1995. Ses principales utilisations concernent, en Europe de l’Ouest, l’industrie papetière où les papiers contiennent jusqu’à 28 % de charge blanche. Au Japon, le principal marché est celui des matières plastiques.» (<http://www.sfc.fr/Donnees/mine/caco/cadcaco.htm>). M’étonnerait qu’on exploite 9 million de tonne de calcite. Les remarques du Rat Taupier sont bien entendu justifiées, il est peu probable que des utilisations de type grande industrie aient eu effectivement lieu à Java à partir d’un simple filon de calcite. En plus je ne suis pas certain qu’il y ait eu des hauts fourneaux dans l’île à l’époque coloniale et je le suis tout à fait par contre qu’il n’y avait nulle usine de matières plastiques ! Je voulais juste montrer la très grande variété des usages du carbonate de calcium (calcite ou calcaire pur, c’est identique). Sur quelques points de détail :
entre celui des deux faisceaux polarisés, demandent des cristaux d’une transparence parfaite alors qu’il était question de calcite blanche, donc inutilisable en optique. Pour info la calcite blanche, comme le quartz itou, contient des milliards de micro-bulles de gaz (du gaz carbonique en général)qui diffusent la lumière. Sous forme cristallisée elle ne se forme guère à température et pressions normales mais se dépose sur les parois de conduits de circulation à plusieurs centaines de mètres de profondeur. Le faux « Onyx » de calcite (le vrai est formé de silice) est au contraire veiné de diverses couleurs. C’est en fait de la concrétion stalagmitique ; par exemple celui de Fontrabiouse (Pyr. Or.) dont l’exploitation a permis la découverte de la grotte. Il n’y a aucune différence chimique entre la calcite cristallisée et un calcaire pur (craie blanche, urgonien… comme dans les Calanques) qui n’est autre que la calcite en microcristaux. L’usage est identique mais comme je ne connais pas la géologie de Java, j’ignore s’il y a des calcaires purs dans le coin. Par contre, je ne comprends pas bien « Pour la papeterie, le calcaire utilisé est fabriqué par l’industrie à partir de lait de chaux, parfois issu du CARBONATE DE SODIUM naturel! » ??? « l’argile est aussi utilisée comme charge pour le papier » (OK, aux USA plus qu’en Europe d’ailleurs) « des calcaires argileux doivent bien convenir. » Non, sauf exception, car il existe plusieurs sortes d’argiles et ce sont les kaolinites (kaolin) qui sont utilisées comme charge et non pas l’illite ou la montmorillonite plus fréquemment associées aux calcaires. D’autre part, les calcaires argileux sont souvent impurs (carbone libre, fer…) ce qui donnerait des colorations grisâtres ou jaunâtres peu intéressantes aux papiers. Enfin, les calcaires argileux contiennent souvent une certaine quantité de silice (quartz microscopiques)qui rend la pâte abrasive et use trop rapidement les cylindres des machines de fabrication. « Le carbonate de calcium est obtenu par traitement de lait de chaux par le carbonate de soude. En particulier États-unis ou ont été découverts de grands gisements de carbonate de soude naturel et où il n’y a plus d’usines de fabrication de carbonate de soude. » La fabrication de carbonate de calcium par précipitation à partir du lait de chaux filtré permet d’obtenir en quantités industrielles un produit de haute qualité, à la fois extrêmement fin et d’une très grande pureté en utilisant comme matière première des calcaires naturels qui le sont toujours moins et de palier ainsi à la relative rareté de la calcite très pure, au moins dans certains pays.. C’est par contre un processus industriel relativement élaboré et délicat qui est normalement implanté en association avec des fours à chaux spéciaux fonctionnant au coke (les charbons naturels contiennent toujours du soufre qui induirait la formation parasite de gypse)puis au gaz épuré avec récupération du gaz carbonique produit. Si de telles usines ont été répandues en Europe dès la 2de moitié du 19e siècle, je ne crois pas qu’elles aient abondé en Indonésie où les lignites néogènes ne sont pas cokéfiables. La solution pré-industrielle d’exploiter un filon de calcite naturellement pure était sans doute bien plus économique. A noter que l’exploitation directe de la calcite et sa pulvérisation par des procédés mécaniques modernes restent parfaitement rentables en 2005 pour peu que le gisement de calcite soit d’un volume suffisant comme le prouve l’ actuelle mise en exploitation de ceux de Jbel Mehdi, Ouled Ali et Ameskar au Maroc. |